Le Plastique - Cap vers une économie circulaire

Classifié en sept catégories depuis 1970, le plastique – pas toujours chic – a des propriétés très diverses concernant son recyclage. Focus sur sa valorisation dans le Canton de Vaud,

Numéro 1 du recyclage: le PET, petit nom du polytéréphtalate d’éthylène. Destiné à la fabrication des bouteilles à boisson, son taux de valorisation doit être d’au moins 75% depuis 2000, selon l’Ordonnance sur les emballages pour boissons. La Suisse est l’«un des premiers pays à avoir fermé le circuit du recyclage» rappelle Amélie Orthlieb, ingénieure à la division géologie, sol et déchets de la Direction générale de l’environnement.

Aujourd’hui, comme s’en félicite l’association suisse PET Recycling, «on arrive à un taux de recyclage de 82%». En Suisse romande, l’usine de tri RC Plast de Grandson récolte à elle seule chaque année 12’000 tonnes de bouteilles en PET – sur les 40’000 tonnes suisses – selon des procédés optiques dernière génération qui permettent d’aboutir à un produit pur à 99,98%, prêt à être recyclé en bouteilles à boisson. « Une économie circulaire parfaite, de la bouteille à la bouteille » se réjouit Xavier Prudhomme, son directeur. Même bilan satisfaisant pour le polystyrène expansé (PES) type Sagex collecté en déchetterie et qui se recycle en circuit fermé.

Comme le rappelle Amélie Orthlieb, «les flaconnages en polyéthylène (PE) type bouteilles de lait ou de shampoing peuvent être repris dans les commerces afin d’être transformés en granulats: une matière première secondaire réintroduite dans les chaînes de production pour la fabrication, par exemple, de tuyaux ou de mobilier de jardin». Concernant les briques à boisson type Tetrapak – mélangeant carton, polyéthylène et aluminium – des solutions émergent pour leur valorisation et des points de collecte commencent à voir le jour en Suisse.

En recyclage, «viser la qualité plutôt que la quantité»

Aujourd’hui, les trois grands écueils pour le recyclage du plastique sont les matériaux composites, les souillures et les collectes mélangées. «Le recyclage basé sur un tri à la source est souvent synonyme de succès. Il faut favoriser les filières monomatières bien identifiées par la population et ayant un taux de recyclage élevé», précise Amélie Orthlieb. Côté consommateurs, utiliser moins de plastique à usage unique et côté producteurs, réduire leur variété et leur quantité…

Face aux annonces de grands groupes agroalimentaires souhaitant produire uniquement des emballages circulaires d’ici 2025, Xavier Prudhomme se veut confiant: «A nous de réfléchir aux solutions du futur pour chercher, dans les plastiques usagés encore non valorisés, des résines réutilisables, soit dans les déchets ménagers et industriels, soit dans les plastiques postproduction des usines». 

Lire l’article sur le site de la FAO

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